Par Moussounda Thembani

Lord Fistmyputz, 9e Baron Dizzick, nous reçoit dans son bureau à la chambre des Lords. Il a la mine des mauvais jours. Cet ancien « Conseiller Santé » à Buckingham Palace, gastro-entérologue de formation, ne digère toujours pas les mesures de fermeture des écoles annoncées ce jour par le Premier ministre britannique Boris Johnson. « Je le vis comme un échec personnel, je vais mettre du temps à m’en remettre » nous confie ce membre éminent de la Royal Society of Eugenist Proctology.

C’est que depuis le début de cette crise du Covid-19, l’ensemble des sociétés nobiliaires du Royaume-Uni, dont la très influente Société Royale Down With Commoners que Lord Fitsmyputz préside, s’est fortement mobilisé pour imposer « l’immunité collective accélérée » comme réponse épidémique officielle du pays dans sa lutte contre le coronavirus.

Et Boris Johnson, à rebours de ses homologues européens, de s’aligner promptement sur cette doctrine qui consiste à atteindre un seuil d’infection critique de la population (autour de 60% pour le Covid-19) pour que le virus stoppe sa diffusion faute de pouvoir trouver des hôtes non infectés et donc non immunisés.

Un grand nombre de ieuv qui coûtent cher à la société, de pecnots qui nous emmerdent ou encore d’immigrés qui viennent souiller la pureté de notre race mourra du Covid-19

Lord Fistmyputz, Président de la Société Royale Down with Commoners

Le pari risqsué de l’immunité collective accélérée

Si en l’absence de la découverte d’un traitement spécifique au Covid-19 (vaccin ou médicament) l’immunité collective pourrait potentiellement constituer une solution viable pour juguler l’épidémie à plus ou moins long terme, la spécificité de la réponse britannique a néanmoins consisté à chercher à accélérer et encourager la diffusion du virus.

Face à ce qui pourrait sonner comme un contresens scientifique pour les exécutifs français ou italien, Lord Fistmyputz donne un début de réponse : « Notre système public de santé est l’un des plus dévastés d’Europe. Le nombre de lits en soins intensifs dont nous disposons pour 1,000 habitants est l’un des plus faibles des pays de l’OCDE (2,1 lits contre 3,1 en France, 6 en Allemagne, 7,8 au Japon), la faute à 10 ans de cure d’austérité qui ferait passer Margaret Thatcher pour une chantre du communisme. Je préfère avoir ce discours de vérité : un grand nombre de personnes mourra et parmi elles, un grand nombre de ieuv qui coûtent cher à la société, de pecnots qui nous emmerdent à vouloir remettre en cause nos privilèges acquis de haute lutte ou encore d’immigrés qui viennent souiller la pureté de notre race ».

L’exclusivité des soins aurait du être accordée, par ordre de rang nobiliaire, aux Royals, Dukes, Marquesses, Earls, Viscounts, Barons, Baronets, Knights, Jackasses, Dumbasses et Fucktwits

Lord Fistmyputz, gastro-entérologue

Lorsqu’on lui rétorque que le Covid-19 infecte les sujets sans discrimination aucune, Lord Fistmyputz précise sa pensée : « Vous avez tout à fait raison, tout un chacun peut être touché par le coronavirus. En revanche, l’accès aux soins de qualité, lui, peut être discriminant et c’est la que cela devient intéressant. ».

Selon nos informations, un décret royal de Sa Majesté la reine Elizabeth II prévoyant de réserver un accès exclusif des soins relatifs au Covid-19 aux nobles du Royaume était sur le point d’être publié.

Réserver l’accès des soins Covid-19 aux nobles

L’exclusivité des soins aurait ainsi été accordée, par ordre de rang nobiliaire, aux Royals, Dukes, Marquesses, Earls, Viscounts, Barons, Baronets, Knights, Jackasses, Dumbasses et Fucktwits ainsi qu’à leurs familles. Plus sordide encore, les organisations nobiliaires britanniques auraient encouragé la diffusion du virus chez les roturiers dans un souci de renforcer leur poids démographique dans la société.

Cette théorie que refuse de commenter Lord Fistmyputz pourrait expliquer pourquoi pour la première fois en 1 200 ans d’existence, la congrégation des familles nobles de Grande-Bretagne organisait depuis peu des actions humanitaires destinées à des bénéficiaires non nobles comme la distribution de soupes populaires ou encore le don de quelque 10 000 000 de litres de bière tiède aux syndicats de pubs du pays. Ces dons présenteraient des charges virales élevées de Covid-19, uant à leurs destinataires il serait en moyenne 97 000 fois plus touchés par le virus que le reste de la population britannique.

Le roturier Boris Johnson se range derrière la noblesse

Le Viscount Balfuck, content sur “Filibuster”

Dans ces conditions, comment expliquer que Boris Johnson, roturier de son état, ait pris fait et cause pour l’approche épidémiologique défendue par la noblesse anglaise ?

« Dans les faits, il a toujours existé une alliance tacite entre la noblesse et la haute bourgeoisie du royaume motivée par la préservation de leurs intérêts communs, particulièrement économiques» détaille pour nous le Vicomte Balfuck chevauchant son superbe pur-sang arabe « Filibuster » qui porte un masque FFP2 comme son maître.

Dans la longue file d’attente du Tesco de Chelsea où il compte bien faire des stocks de PQ avec son équidé, il poursuit : « Depuis sa plus tendre enfance passée par Eton ou Oxford, Boris Johnson côtoie le gratin de la noblesse anglaise avec laquelle il joue au cricket ou boit du thé. Il en maîtrise les codes sociaux et sait pertinemment qu’elle est politiquement et financièrement dépendante de l’élite bourgeoise dont il est issu. La bourgeoisie fait d’ailleurs régulièrement l’objet d’anoblissement de complaisance pour services rendus à la royauté».

L’erreur de Boris Johson ? D’avoir pensé que cette alliance survive à cette crise selon Balfuck. « Il a eu la prétention de penser que sa classe qui n’était pourtant pas concernée par le décret royal puisse bénéficier de passe-droits. Or quand sa femme s’est présentée au Royal Hospital de Chelsea pour un soupçon de Covid-19, la « Royal Nurse » qui l’a prise en charge a flegmatiquement refusé de lui administrer le test ».

Un épisode relevant de la vie privée du Premier ministre serait à l’origine du revirement spectaculaire de la stratégie britannique de lutte contre le coronavirus qui s’oriente aujourd’hui vers le confinement

Ce serait donc un épisode relevant de la vie privée du Premier ministre qui aurait provoqué le revirement spectaculaire de la stratégie de réponse du Royaume-Uni contre le Covid-19. Et cela rend Fistmyputz colère : « Si certains nobles avaient été plus flexibles avec les bourgeois, on n’en serait pas là ».

Une contre-révolution qui s’organise depuis les Pays-Bas

D’après le site internet « Noble News », certains éléments radicaux de la noblesse anglaise auraient déjà commencé à gagner les Pays-Bas, dernier pays européen à parier sur « l’immunité collective accélérée » sous l’impulsion de leur martial Directeur général de la santé, le Dr Adolf Mengele Van Rommel.

Le Vicomte Balfuck fait partie de ceux-là. Il gagnera les terres bataves avec « Filibuster » dès que ses réserves de papier toilette seront suffisantes pour tenir la traversée de la Manche, confinement ou non. « Je suis conscient que le Covid-19 a divisé la noblesse anglaise comme jamais, mais je ne peux pas me résoudre à vivre dans un pays qui traitera sur un pied d’égalité la Duchesse de Cambridge, Meghan la traitresse et le vendeur de fruits et légumes pakistanais du métro de Londres».

Face à la catastrophe sanitaire qui se profile au Royaume-Uni, il n’y a plus qu’à espérer que la solidarité européenne ne se fracasse pas sur l’autel du Brexit, car plus que jamais les Britanniques auront besoin de leurs voisins.

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