Rencontre avec deux couples phares de la marque « The Kooples » : Corinna et Johnny, en Koople depuis 1 an et Dan et Karolina, en Koople depuis 6 jours.

Inédit : Il y a bientôt 8 ans, notre reporter Moussounda Thembani partait à la rencontre des couples « The Kooples » dont les adorables scènes de complicité et d’amour intimiste avaient ému l’Europe entière qui les avait découverts lors d’une campagne de matraquage publicitaire d’une rare intensité.

Écharpe en peau de blaireaux pour elle, haut-de-forme rose paillette pour lui, Corrina l’Ardechoise et Johnny, originaire du Val-de-Marne, sont le premier couple ou plutôt le premier Koople « The Kooples » (prononcez Ze Coupeulze), à me rejoindre pour l’interview. Ils ont 90 minutes de retard. Ils m’avaient donné rendez-vous dans le restaurant « Le Société », une table appartenant aux établissements Costes que Corinna avait découverte dans un supplément ‘belle et rebelle’ d’Elle Magasine. Apparemment habituée des lieux, Corrina commande une tarte à la carotte façon grand-mère ainsi qu’un thé à la pousse de bambou du Baloutchistan. Pour Johnny ce sera une coupe de Champagne « en toute simplicité » me glissera t-il, avant de laisser échapper une discrète éructation dont l’odeur, à réveiller les morts, s’est rapidement diffusée dans tout quart sud-est du restaurant. J’en déduisis immédiatement qu’il venait de s’engloutir un Kebab, vraisemblablement d’ordre sauce Blanche-Harissa.  Avant de commencer l’interview, Corinna l’Ardéchoise me confie dans un Français fortement empreint d’intonations anglo-saxonnes qu’elle souhaiterait s’entretenir en Franglais. Ces propos seront donc intégralement retranscrits en Franglais (marqué par une *) dans le texte.

Club des Sunae : En quelques années seulement vous avez atteint le statut d’icônes mondiales de la mode, de faiseurs et défaiseurs de tendances. En dépit de cela vous semblez garder la tête froide ? D’où tirez-vous cette force?

Johnny : Vous savez chez « The Kooples » la spontanéité est notre marque de fabrique. Les « The Kooples » cherchent avant tout à séduire un public simple et naturel qui vit au jour le jour et qui n’est pas nécessairement obnubilé par son apparence au quotidien. Certes je suis un peu coquet. J’aime les belles choses et les accessoires de mode, comme les très beaux sacs à main pour homme en cuir de furet de chez « The Kooples » par exemple. Mais de là à faire de moi une icône de la mode, c’est aller trop loin, je pense.

Corrina : Je rejoins effectivement Johnny on that*. Notre démarche s’est toujours voulue imperméable au temps. Le goal*, le purpose* n’est pas de faire la mode, mais plutôt de revendiquer un style de vie hyperhype* sans jeu de mot (rires), no pun* (laughter)*… et stylé qui n’a rien avoir avec la mode. 


Le hyperhype c’est quand un übersexuel esthète, DJ à ses heures perdues, mais frais et dispo en tout temps rencontre une anorexique rachitique qui pèse moins lourd que le lacet de cuir qu’elle porte autour de la tête pour avoir l’air d’une hippie.

Corrina, en trouple avec sa tante et son iench depuis tout à l’heure.

Pourriez-vous revenir brièvement sur le concept de ‘hyperhype’ qui peut paraître assez insaisissable aux néophytes ? 

Corrina : Le hyperhype c’est quand un übersexuel esthète, DJ à ses heures perdues, mais frais et dispo en tout temps rencontre une anorexique rachitique qui pèse moins lourd que le lacet de cuir qu’elle porte autour de la tête pour avoir l’air d’une hippie. C’est de cette rencontre, de cet amour commun pour le style, from this shared love for style* que le hyperhype naît. Le hype de l’un combiné au hype de l’autre crée une forme de magie, qui ne garde que le meilleur de chacun. Et le hyperhype de resplendir.

Johnny : Le hyperhype c’est surtout un état d’esprit qui va nous permettre d’observer une espèce de contrôle de style sur notre partenaire. Une police permanente du hype en quelque sorte. Tout seul devant ma glace, j’ai souvent du mal à accorder mes lunettes à grosses montures noires qui me bouffent la moitié du visage avec mes gilets sans manche en écailles de thon. Corrina par ses conseils éclairés peut rectifier le tir et me dire si je ne ressemble à rien ou si j’ai l’air d’un mec « super »,  vestimentairement parlant j’entends (éructation). Pour vous donner une idée, avant de rencontrer Corrina j’avais tendance à mettre des vêtements chauds l’hiver et légers l’été. Ce qui n’avait absolument aucun sens d’un point de vue hype.  Or aujourd’hui, si par moins 15 degrés je porte ce t-shirt rose poulpe dont le col en V laisse subrepticement deviner mon torse velu (mais gominé) c’est parce que j’ai été initié au hypehype. Seul je suis hype, avec Corrina je suis hyperhype (rires de Corrina).

J’en déduis donc que pour être un Koople « The Kooples » il suffit d’être hyperhype ?

Johnny : C’est un peu réducteur. Aujourd’hui être hype ou hyperhype (rires de Corrina) ne suffit plus. Être un « The Kooples » c’est plus qu’une tendance, plus qu’un style, c’est un projet de vie. Là où le hyperhype (rires de Corrina) n’est qu’état d’esprit, « The Kooples » est philosophie. Il faut être initié et consentir à d’énormes sacrifices pour devenir un The Kooples (éructation).

Vous pouvez étayer vos propos ?

Corrina : Notre rite initiatique doit évidemment rester secret*.  Concernant les sacrifices*, on nous impose notamment de longues et fastidieuses sessions d’écoutes du répertoire de mannequins-chanteuses, comme Charlotte Gainsbourg par exemple. C’est une expérience particulièrement terrifiante. La plupart des gens normaux, comme vous, ne tiendraient pas plus de 10 à 15 secondes par chanson. Et à dire vrai, chaque année, un nombre incalculable d’aspirants Kooples décèdent lors de ces écoutes.  Preuve s’il en faut que devenir un « The Kooples » est une démarche jusqueboutiste.


Notre rite initiatique nous impose de longues et fastidieuses sessions d’écoutes du repertoire de mannequins-chanteuses

Johnny en couple avec lui-même depuis mardi dernier.

Vous insinuez que les mannequins-chanteuses sont, dans leur grande majorité, de vastes blagues musicales, mais dans le même temps vous leur vouez un culte sans nom. N’est-ce pas une approche contradictoire ?

Corrina : Les mannequins-chanteuses sont pour nous des modèles. Elles ont littéralement tout sacrifié pour devenir nos égéries, nos guides. Elles incarnent l’essence* même de « The Kooples ». Qu’un nombre incalculable de ces femmes frêles et fragiles n’ait pas hésité, au nom de la philosophie Kooples, à prêter leurs voix chétives sur toutes ces chansons de merde est pour nous admirable. Rarement autrices et encore moins compositrices, elles ont affronté leur peur du ridicule pour devenir les interprètes d’une partition dissonante qui chante notre époque malade et qui se meurt.

Johnny : Comprenons-nous bien. Interprètes, cela veut dire que des auteurs, des types qui trouvent souvent l’inspiration dans un univers de paillettes cocaïnées, vomissent un texte pour trentenaires dégénérés sur lesquels des clowns d’un mauvais cirque ont bricolé une musique qu’aucun ascenseur décent n’accepterait de diffuser. Et elles de consentir à ce genre de projet musical (éructation). Mais, c’est fabuleux (éructation) ! Tout ça pour que triomphe la philosophie Kooples, qu’elle puisse rayonner de mille feux à travers leur célébrité. C’est un acte militant, un don de soi entièrement dévolu à « The Kooples . Autrement quelqu’un voudrait partager avec moi un bol de crevettes mayonnaise ?»

Devant le Société, un taxi s’arrête pour faire descendre Dan et Karolina, en « Kooples » depuis 6 jours, ou peut-être moins, le deuxième couple que je dois interviewer. Karolina est la première à sortir de la voiture.  Elle porte un leggings bleu fluo sur lequel est inscrit un distingué « Fuck me in the ass, I am famous ». Sa chemise à jabot blanc-crème est recouverte par un gilet gris à grosses mailles sous lequel on devine une paire de bretelles qui ferait pâlir d’envie plusieurs générations d’artistes du cirque Zavatta. Je note chez Karolina l’importance accordée aux accessoires de modes et plus particulièrement cette plume de volatile (que j’identifie comme étant de la buse) délicatement ceinte sur sa tête par des mèches de ses cheveux. Dan, plus sobre, arbore un jean slim rouge légèrement délavé sur lequel tombe à mi-jambe un T-shirt estampillé Velvet Underground (celui avec la banane). Un chapeau à la Pete Doherty finit de lui donner ce petit air de rebelle de Saint-Germain-en-Laye qui se déplace en Fixie Bike.Tandis que le couple tente de se frayer un chemin à travers la foule de passants subjuguée par autant de grâce, je m’approche de Karolina:

-« Karolina je présume ?

-Euh non moi c’est Dan. »

Avec vos coreligionnaires Corrina et Johnny nous nous étions plutôt attardés sur la philosophie « The Kooples » ou du moins sur son acception conceptuelle. J’aimerais qu’avec vous Dan et Karolina on s’étende davantage sur vos vies, sur votre quotidien. Pourriez-vous nous dire tout d’abord comment vous vous êtes rencontrés ? Comment se rencontre-t-on quand on est des « The Kooples » ?

Karolina : J’ai rencontré Dan par le biais d’une petite annonce publiée dans le magazine Tendances & Sous-nutrition. L’annonce recherchait des candidates de moins de 30 kilos pour participer à une campagne de pubs dédiée à une nouvelle marque de vêtements faite « par des écervelés, pour des écervelés » disait l’annonce. À cette époque j’étais à la limite du seuil de l’obésité, j’atteignais dans les 32kg300g, 32kg400g. Je me sentais vraiment mal dans mes os. Cette annonce fut une sorte de déclic salvateur. Pour passer sous la fameuse barre des 30 000g, je me suis inscrite dans une cure de vomissements parrainée par le syndicat des Maisons de haute-couture françaises. De vrais pros. Pour assurer la survenance des vomissements, ils nous faisaient écouter des chansons de mannequins-chanteuses à longueur de journée. On nous forçait aussi à regarder des émissions de décryptage ou des experts en expertise péroraient sur leur vision drôlement manichéenne et simpliste du monde. Tout à fait efficace pour nous faire dégorger. En trois jours de cure à peine je pesais entre 29kg500 et 29kg750, assez pour me présenter au casting. C’est là que j’ai rencontré Dan.

Dan : Moi je travaillais alors à Tendances & Sous-nutrition comme photographe de mode (éructation de Johnny). Je consacrais le plus clair de mon temps sur Photoshop pour retoucher les clichés de boudins, hommes comme femmes, qui passaient sous mon objectif. Ce jour-là je devais caster* des models* pour une campagne d’une toute nouvelle marque de vêtements au concept révolutionnaire : habiller les couples souffrant de très graves déficiences mentales. Karolina était l’une des personnes présentes au casting*. Son shooting* se passait plutôt bien jusqu’à ce que je lui demande de glisser une plume de buse dans ses cheveux. Trop lourde pour elle, Karolina s’est effondrée presque immédiatement sous son poids. C’est en me portant à son secours qu’elle me décocha cette flèche qui alla tout droit dans mon cœur « J’aime ton style… Ne change rien champion… J’adorerais être toi…». C’était la plus belle déclaration qu’on ne m’ait jamais faite. Depuis ce jour, on ne se quitte plus. Pas plus que je ne me sépare de cette plume de buse que vous voyez dans mes cheveux et qui symbolise notre amour. D’habitude je la porte dans mon rectum pour me donner un air intelligent. Mais par convenance personnelle, j’évite de la porter ainsi, surtout en position assise.

Johnny : Si vous ne les bouffez pas, moi je les mange les têtes de crevettes dont vous ne voulez pas (éructation).

Karolina : C’est moi ou il y a comme une odeur de rat crevé dans ce bar ? Ça sent les fruits de mer rancis. En pire.

Karolina, on imagine bien qu’une fois le photographe dans la poche vous avez survolé le casting ?

Karolina : (rires) Non finalement les concepteurs à l’origine de la marque ont préféré abandonner ce projet, jugé beaucoup trop dangereux pour l’humanité. L’Union européenne et les USA sont même montés au créneau en menaçant d’inscrire la marque sur leur liste noire des organisations terroristes. C’est dire. Et cette fameuse marque qui devait s’appeler « Le Comptoir des Couples » ou un truc du genre « Les
Couples » de ne jamais voir le jour, bien heureusement.

Lorsque l’on parcourt le site internet « The Kooples », on peut lire ces quelques lignes écrites par une journaliste de profession et pour qui « The Kooples »  : « s’est fabriqué un néo-dandysme allumé, une silhouette cintrée, des épaules tenues aux manches étroites, une London cut revisitée par ce fameux je-ne-sais-quoi bien frenchy ». Si ce genre d’assertions posera à n’en pas douter les fondations du renouveau du journalisme d’investigation francophone j’aimerais néanmoins comprendre ce que cela implique pour vous au quotidien ? À quoi ressemble une journée type d’un Koople « The Kooples » ?

Corrina : Nous nous levons généralement vers les 2.30pm*, 3.00pm*. Direction, le dressing*, pour choisir les vêtements que nous allons porter. À chaque étape de la journée sa tenue : celle pour passer à la salle de bain, celle pour aller chercher notre fils Karl-Barrack* à l’école, etc.  La vraie difficulté consiste pour un Koople « The Kooples » de pas être dépareillés. C’est ça l’écueil ! This is the real écueil*. Pour vous donner un exemple, lorsque je descends les poubelles, j’aime bien avoir une
« allure tranchante, chinée aux icônes du style et aux amours vintages » en portant par exemple des jambières de chasses en coton huilé. De fait, Johnny se doit automatiquement de porter un accessoire qui fasse clin d’œil à ce thème (la chasse), pour être en adéquation avec mon style. C’est pour ça qu’il se balade souvent avec une arbalète ou un faucon perché sur l’avant-bras lorsque l’on va à la décharge. En tout temps, nous devons pouvoir vendre du style.


Lorsque je descends les poubelles, j’aime bien avoir une
allure tranchante, chinée aux icônes du style et aux amours vintages

Karolina, en couple avec son T-Shirt Metallica depuis l’hiver dernier

Dan : Le choix des vêtements occupe effectivement la plupart de notre temps. Il s’agit d’une étape cruciale dans la réussite de la journée et notamment lorsque nous sortons faire les magasins (éructation de Johnny). Vous vous en doutez, le shopping tient une place importante dans nos agendas, car il est de notre responsabilité morale en tant que « The Kooples » d’étoffer toujours un peu plus notre penderie qui pourrait déjà vêtir la moitié de la planète. Le soir venu, nous nous retrouvons souvent autour d’un verre. Nous discutons musique alternative, cinéma de la nouvelle vague ou d’autres sujets d’intérêt que l’on pourrait qualifier de « super ». On se rappelle aussi aux bons souvenirs de Manhattan, la si belle, qui nous manque tant et dans laquelle nous passons 4 à 5 jours par an, lors de la Fashion Week le plus souvent.

Corrina : Oh my god New York is so awesome, fantastic, amazing*.

Dan : New-York c’est vraiment « super ».

Corrina : Awesome*!

Karolina : Un « The Kooples » s’identifie forcément à New-York, Manhattan bien sûr, et puis Williamsburg aussi à Brooklyn.

Corrina : Incredible*

Karolina : C’est une ville incroyable.

Corrina : Breathtaking*

Karolina : Surtout Manhattan, mais aussi Williamsburg à Brooklyn.

Corrina : The place to be*, Enorme.*! Yeah*!

Dan : Manhattan c’est vraiment « super », j’aime bien Brooklyn aussi, surtout Williamsburg.

Johnny : Si je me prends un saucisson à l’ail est-ce que quelqu’un voudra partager avec moi (éructation)?

Il y a-t-il d’autres lieux spéciaux, des endroits importants, singuliers où les couples « The Kooples » aiment se retrouver pour vivre leur vie de « Koople »?

Dan : Nous aimons nous retrouver dans des lieux branchés et hype* de la capitale française. On y vient autant pour l’ambiance qui y règne que pour le food concept* assurément in*. Ces établissements sont magiques à nos yeux. Le simple fait d’y rentrer vous emplit du sentiment authentique d’être épanoui ou accompli dans la vie. Et c’est généralement après ces délicieux instants que nous rentrons chez nous pour nous habiller et faire l’amour.

Que vous vous habillez pour faire l’amour ?

Karolina : Oui, un « The Kooples » tombe moins amoureux de son partenaire pour ce qu’il est que pour ce qu’il représente. Tu te mets en couple avec un style plus qu’avec une personne à proprement parler. Cela implique que nous sommes mal à l’aise avec la nudité.  La première fois que j’ai vu Dan nu j’étais prise de panique. Il ne ressemblait à rien, ses imperfections physiques me sautaient au visage, le pauvre bougre était aussi sexuellement attirant qu’un plat terre-et-mer de bouffe anglaise.

Corrina : S’habiller pour faire l’amour est une approche de la sexualité à la fois hyperhype et révolutionnaire. Hyperhype d’abord, parce-que que nous sommes les premiers êtres humains à entretenir des relations sexuelles consentantes avec des vêtements. Fondamentalement, quand un T-shirt mentionne Fuck-me I’m famous, c’est presque à croire que cette évocation provient du T-shirt lui-même plutôt que par la personne qui en est vêtue. C’est en tout cas notre conviction chez les couples « The Kooples ». Notre approche de la sexualité est par ailleurs révolutionnaire puisque nous sommes en mesure d’apporter une réponse à l’un des plus grands mystères de l’humanité, celui d’Adam et Ève.


« The Kooples » [fait] l’apologie d’un projet de vie qui nous ramène aux sources de l’Humanité.

Dan, en couple “The Kooples” avec une autre “The Koolples” depuis que “The Kooples” est.

Vous insinuez que le mouvement « The Kooples » serait en mesure de lever le voile sur les origines de l’Humanité ?

Corrina : En effet. Si Adam et Ève eurent subitement honte de leur nudité après avoir dégusté le fruit défendu : The Apple*, c’est parce-que eux aussi étaient des « The Kooples », les premiers « The Kooples » de l’Histoire en fait. Comme nous, ces derniers ne purent supporter leur nudité, ni même l’affronter. Nus, jamais Adam et Ève ne prirent conscience de leur statut d’êtres au fondement de l’humanité. Pas plus n’eurent-ils l’intention de se reproduire. Il leur fallut attendre d’être vêtus pour comprendre qu’ils étaient au commencement de la race humaine. Ils trouvèrent donc leur salut dans les vêtements et non dans un Dieu miséricordieux contrairement à ce que d’autres théories bibliques fumeuses ont pu avancer. C’est pourquoi nous pensons que le vêtement est au fondement de la sexualité et par extrapolation de l’humanité. En défendant la philosophie « The Kooples » nous faisons l’apologie d’un projet de vie qui nous ramène aux sources de l’humanité !

Ne craignez-vous pas qu’avec de tels propos, vous ne donniez raison aux tenants de la théorie l’évolution pour qui le mouvement «The Kooples » coïnciderait plutôt avec l’inversement de la courbe évolutive de l’Humanité et amorcerait un retour inexorable de l’homo sapiens-sapiens vers une forme non-consciente de primate amorphe déclinant (sans vouloir faire offense aux primates) ?

 Johnny : Ces gens sont malveillants et jal…(éructation).


MOT DE LA RÉDACTION DU CLUB DES SUNAE

Voici en substance, ce que le Club des Sunae a pu retranscrire à partir des bandes sonores de notre confrère Moussounda Thembani, que l’on retrouvera au milieu des décombres du « Société » inconscient, inerte, à moitié nu, une plume de buse enfoncée dans le rectum ainsi que les mystérieuses lettres K.O.O.P.L.E.S inscrites sur son front au saucisson à l’ail. Le secret de cet étrange message n’ayant jamais pu être percé, même 10 ans après la survenue des faits.

A leur arrivée sur les lieux de la catastrophe, les secours souligneront la présence d’une odeur abjecte et fortement toxique s’échappant des ruines. Si fortement toxique qu’elle coutera la vie à deux valeureux pompiers envoyés sur place, morts dans l’exercice de leurs fonctions. Nous tenons ici a leur rendre hommage.

Les enquêteurs qui ont travaillé à partir des bandes sonores de Moussounda n’ont jamais pu établir précisément la chronologie de la catastrophe.  Il semblerait qu’un rugissement vraisemblablement d’origine animal ait provoqué l’effondrement du bâtiment. Sur les bandes, on distinguera clairement les vrombissements provoqués par la chute de bloc de gravats ainsi que les cris paniqués des personnes prises au piège sous les décombres. Et puis plus rien. Plus rien si ce n’est le silence, absolu et assourdissant qui s’installera progressivement et que seule une voix féminine chétive émanant d’une vieille FM grésillante viendra troubler :

La nuit le jour m’ennuient
J’ai soif de Nelson Melody
Les maths-élem
J’ sais pas si j’aime
J’ te l’ prouve par A plus B
Les forts en thème
Tous en BM
Doublent en première B
J´sais plus c´que t´es
J´sais pas c´que j´ai 
Je me sens mal à l´aise
Miller j´ai lu
Je ne veux plus entendre parler de baise
La nuit le jour m’ennuient
J’ai soif de Nelson Melody



You May Also Like

Rencontre avec le cas 0 du COVID-19, boucher en viande exotique

Comment un carpaccio de pangolin qui puait la mort aurait changé la face du monde

“Le Gilet Jaune sent la soumission aux règles”

Inélégance, soumission, déprime: le triptyque désolant des Gilets Jaunes selon Gilles Hegeonne

Open Space, ayahuasca et crépuscule de l’âge du plastique

Portraits d’Homo corporatus subversifs

Facebook, petit viol entre amis

Facebook au XXIème siècle c’est un peu comme le catéchisme au siècle…